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La base pour avoir des arbres sains est de prendre soin de la terre qui les voit grandir. C’est pour cela que nous avons décide que nos méthodes de culture ne doivent pas seulement protéger le sol, sa faune et sa flore, mais aussi améliorer la qualité de la terre.

La moitié de nos arbres sont en cours de conversion biologique, et la deuxième moitié va suivre incessamment.

Notre premier pas fut de commencer à broyer les branches d’oliviers issues de la taille. Ainsi nous avons arrêté de brûler ces branches, la méthode généralement adoptée pour s’en débarrasser qui libère du CO2 dans l’atmosphère.

Les branches broyées ou bois rameaux fragmentés (B.R.F.) et les feuilles séchées dispersés dans les oliveraies créent une couche supérieure protectrice du sol. Les B.R.F. sont utilisés comme paillis qui se décompose lentement apportant de l’engrais naturel directement aux arbres et améliore par ailleurs l’humidité du sol. C’est pourquoi nous pouvons maintenant commencer à diminuer les arrosages estivaux de nos champs. Nous cherchons à recréer un sol riche, aéré et riche en micro-organismes.

Nous contribuons aussi à l’amélioration de l’humus en laissant les herbes sauvages peupler nos oliveraies lors de la saison pluviale. Cette pratique combat naturellement l’érosion et participe au développement des micro-organismes présents dans le sol.

Les trèfles par exemple qui poussent librement dans nos champs sont bénéfiques à l’olivier car ils détiennent une forte teneur en nitrogène qui est directement puisée par les arbres.

Afin de rendre notre culture des oliviers biologique nous testons différentes solutions.

  • Contrôle des ravageurs

Nous protégeons nos oliviers des insectes qui les dévorent de façon naturelle qui consiste à utiliser des produits naturels approuvés par l’UE.

En 2013 nous décidons de créer nos propres pièges pour combattre la mouche de l’olivier. Nous recyclons des bouteilles plastiques que nous découpons et y plaçons un mélange d’ammoniaque et d’eau. Ces pièges attirent les insectes qui tombent dans le mélange.

Nous protégeons aussi nos arbres avec du caolin. Ce dernier est aspergé directement sur les olives et forme une couche protectrice sur ces olives qui arrête les ravageurs, et notamment la mouche de l'olivier. Nous essayons de faire les choix les plus naturels pour nos arbres.

Pour fertiliser le sol nous recyclons le “pirina” en fertilisant naturel. Le « pirina » est la matière restante composée de chaire et de noyaux d’olives après en avoir extrait l’huile. Nous l'utilisons directement après la récolte sans aucun additif.

Nous avons aussi choisi de bannir la monoculture de l’olivier et donc d’associer d’autres cultures à celle de l’olivier.

Cultiver des plantes ou des arbres entre les oliviers permet non seulement de combattre les ravageurs de l’olivier, mais aussi apporte une diversification bénéfique de la flore et donc de l’écosystème.

Nous avons planté des agrumes, des vignes, un nombre d’herbes locales comme le thym, l’origan la lavande ou le romarin, mais aussi des white lupins et beaucoup d’autres plantes qui se mangent.

Pour aller encore et toujours plus loin, nous sommes en train de redécouvrir et planter des plantes oubliées ou rejetées au rang de mauvaises herbes. Par exemple, notre plante phare est l’inula viscosa, un buisson aux feuilles collantesavec une pléthore de petites fleurs jaunes dont une odeur étrange émane. Cette plante participe activement au combat contre le pire ennemi de l’olivier : la mouche de l’olivier. EN effet, l’odeur étrange repousse cette mouche qui décide d’aller voir ailleurs.

Nos méthodes naturelles et biologiques évoluent sans cesse et sont à la recherche d’une redécouverte de la biodiversité annulée par tant d’années de monoculture. Nous voulons protéger l’environnement et améliorer les conditions de la culture de l’olivier.

De l’arbre à la bouteille

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